Je sais, je vous avais promis des chaussettes... 

Mais je ne peux pas parler chaussettes sans revenir un peu aux mitaines.

Pourquoi tricoter des mitaines au départ ? Parce que ma tante en tricotait pour mes cousins et que je trouvais ça très pratique : chercher sa monnaie, son titre de transport... Elle m'en avait tricoté quelques paires (notamment les bleu marine sur les photos de l'album) mais je voulais en avoir de toutes les couleurs. Je suis donc allée passer un week-end chez elle pour un cours en accéléré. 

Elle-même avait appris à tricoter les gants et les chaussettes pendant la guerre et s'y était remise quand mes cousins étaient ados. 

Après, je me suis fait la main et j'ai commencé à en offrir à mon entourage. Certains les portent, d'autres non... Pas très mode la mitaine ! Et puis tout le monde croit qu'on a froid aux doigts avec des mitaines. 

Sauf que, désormais, quand on veut tapoter sur son téléphone et autres objets tactiles, on ne peut pas avec des gants. Avec des mitaines, si ! 

Du coup, tout le monde tricote des "mitaines",souvent, un genre de tube avec, dans le meilleur des cas, un trou pour le pouce. On trouve des quantités de modèles sur le net. 

Or, une mitaine, en français de France, c'est un "gant s'arrêtant aux premières phalanges" (Petit Larousse illustré 1982) : la mitaine a donc de vrais doigts même s'ils sont coupés.

Vous pouvez d'ailleurs cliquer sur ce lien pour trouver son histoire : Le MondeEt tant pis si l'auteur trouve la mitaine ringarde !!! 

Et il est désormais admis que tricoter des gants (et donc des mitaines ! ) est bon pour le stress : je vous le prouve ci-dessous en image avec cette page tirée de fémina de la semaine dernière... comme quoi le tricot est d'actualité. 

Pour conclure, il faut quand même rappeler que la mitaine, en français du Québec, est une moufle... et que je vous montrerai mes chaussettes la prochaine fois !

 

 

Gloria