Un petit hommage en ce jour de 11 novembre : un bleuet créé pour l'occasion. 

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Le pourtour est inspiré d'un modèle trouvé ici

mille mailles - fleurs au crochet

Le reste est improvisé à partir de photos de la fleur originale

Pour l'histoire du bleuet, cet article de Ouest-France :

Ce dimanche 11 novembre, la France commémorera le centenaire de l’Armistice, signée par les Alliés et les Allemands en 1918. Ce jour-là, comme tous les ans, un bleuet ornera les monuments commémoratifs et les vestes et manteaux des représentants politiques venus rendre hommage aux victimes de la Première Guerre mondiale. Mais pourquoi cette petite fleur bleue est devenue le symbole du 11 novembre ?

Réinsertion des anciens combattants :

Dès 1916, deux infirmières de l’hôpital militaire des Invalides, Suzanne Lenhardt, veuve d’un capitaine d’infanterie, et Charlotte Malleterre, fille et femme d’un général, organisent des ateliers pour aider les « gueules cassées » et les blessés de guerre à se réinsérer dans la société.

Les pensionnaires confectionnent des bleuets en tissu et les vendent dans la rue,. Cette activité leur permet d’avoir un petit revenu et le bleuet devient un symbole de réinsertion par le travail.

Depuis cette époque, l’Œuvre nationale du Bleuet de France vend sur la voie publique des bleuets sous forme de pin’s et de badges pour commémorer le 11-Novembre, mais aussi le 8-Mai, date anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’argent récolté permet de venir en aide aux anciens combattants, aux veuves de guerre, aux pupilles de la Nation, ainsi qu’aux victimes du terrorisme.

Pourquoi le bleuet ?

Le bleuet était, avec le coquelicot, la seule fleur à pousser sur les champs de bataille. (Photo : Pxhere)

 Comme l’explique le Bleuet de France sur son site, cette fleur « rappelle l’uniforme bleu horizon » des jeunes recrues qui arrivaient sur les champs de bataille. Ces soldats étaient surnommés les « Bleuets » par opposition aux « Poilus » qui étaient dans les tranchées depuis un bout de temps. Le bleu de la fleur rappelle aussi « la première couleur du drapeau tricolore ».

Cette petite fleur était, avec le coquelicot, l’une des rares à pousser dans les tranchées et sur les champs dévastés, malgré la boue. Ces deux fleurs apportaient des notes de couleur dans un paysage apocalyptique. D’ailleurs, les pays anglophones ont, eux, adopté la petite fleur rouge pour commémorer l’Armistice.

Ainsi, au Royaume-Uni, au Canada et dans d’autres pays du Commonwealth, le « Jour du souvenir », qui commémore le 11-Novembre, est également appelé « Poppy Day », le Jour des coquelicots.

 

Des croix ornées de coquelicots ont été installées à l’Abbaye de Westminster, à Londres, pour la commémoration de l’Armistice. (Photo : Neil Hall / EPA)

 Le rouge de la fleur rappelle la couleur de l’uniforme britannique et canadien. Mais c’est surtout le poème In Flanders Fields (Au champ d’honneur) qui contribue à faire du coquelicot le symbole des soldats morts au combat.

Publié dans la presse britannique en décembre 1915, ce rondeau a été rédigé par le lieutenant-colonel canadien John McCrae pour les funérailles d’un ami tué sur un champ de bataille. L’auteur y métamorphose les corps des soldats ensanglantés en coquelicots (« Dans les champs de Flandre, les coquelicots fleurissent »).

Et pour une bonne action : le site du Bleuet de France